« La Passion du Christ », film de Mel Gibson

J’ai enfin pu voir ce film et je vous en donne mes impressions…
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– Je vous partage ce texte, du frère catholique Jean-Philippe Revel, que j’ai beaucoup aimé (voir juste en-dessous de la vidéo) :

« Cet homme est déchiré, lacéré par les fouets de la flagellation. Son visage est rempli du sang, qui ruisselle, car les épines se sont enfoncées dans son crâne. Ses joues et ses épaules sont tuméfiées par les chutes, par la barre de la croix. Ses poignets et ses pieds sont transpercés par les clous. Il peut à peine respirer au prix d’un grand effort, en hissant sur ses pieds fixés au bois. La douleur l’a envahi complètement. C’est un homme broyé, écrasé par la souffrance, comme le dit le prophète Isaïe. C’est un homme à bout de forces, au-delà des limites de la résistance humaine. Il n’est plus qu’une plaie, Il n’est plus qu’un cri de douleur, un homme abattu. Devant ses yeux, tout se brouille. Et voici qu’au sommet de cette souffrance physique, c’est son cœur qui atteint à la plus haute souffrance, Lui, le Fils de Dieu, Dieu qui s’est fait homme, Il touche au profond de l’intolérable solitude, aux limites du désespoir, il descend aux Enfers et pousse ce cri d’abandon, de déréliction : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » ? Il n’a pas voulu seulement connaître et partager notre souffrance physique, mais aussi cette souffrance plus radicale, plus insidieuse, plus destructrice, la souffrance du cœur. Il a voulu sentir cette désolation, connaître cette suprême douleur de la solitude absolue, du vide et de l’apparente absence de Dieu. Il éprouve que tout se dérobe, qu’Il n’a plus de soutien. Et même son Père Lui semble s’être éloigné de Lui.

Frères et sœurs, le Christ en se faisant homme, le Christ en prenant sur Lui toute la souffrance des hommes, ne cesse pas d’être Dieu. Mais Il a voulu vraiment, précisément parce qu’Il est Dieu et que l’amour de Dieu est un amour infini qui va jusqu’au bout du don, jusqu’au bout de l’abandon, Il a voulu aller jusqu’à l’extrême limite du partage avec nous de toute douleur et de tout écrasement. Saint Paul nous dit magnifiquement dans ce texte de l’épître aux Philippiens que nous lisions tout à l’heure : « Lui qui est de condition divine, Il n’a pas voulu garder jalousement ce rang qui l’égalait à Dieu, Il s’est anéanti « . Il s’est anéanti : si saint Paul ne disait pas ces paroles, nous n’oserions pas les prononcer. Dieu s’est anéanti, Il s’est fait rien, pour être comme nous, pour être avec nous jusqu’au bout de notre vie, de notre rien, de notre peur, de notre anéantissement. Il n’y a rien de l’expérience de l’homme, si écrasante que soit cette expérience, il n’y a rien que le Christ ait ignoré, rien qu’Il n’ait voulu partager avec nous. Il s’est anéanti Lui-même, c’est-à-dire Lui qui ne cesse pas d’être Dieu, Il n’a pas voulu vivre à la manière divine cette identification avec nous. Il a en quelque sorte, mis entre parenthèses sa manière divine d’exister, de penser, de vivre, pour qu’Il ne fasse pas seulement semblant d’être un homme, mais qu’Il soit totalement et jusqu’au bout un homme et un homme de douleurs, écrasé par la souffrance. Il s’est anéanti Lui-même prenant la condition d’esclave et Il s’est humilié plus encore s’abaissant jusqu’à la mort et la mort de la croix, s’abaissant jusqu’à l’infamie de cette mort, jusqu’à la déréliction de cette mort. »


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