Le crime de la vieillesse

On me demande souvent ce que je pense de la vieillesse, à quoi cela sert dans la vie humaine, pourquoi nos cellules dégénèrent etc. Je vais vous décevoir mais c’est un fait : je ne suis pas dans le secret des dieux !

Je n’en pense rien. Je ne pense rien de ce que l’on nous a dit que la vieillesse est. En revanche j’ai mon petit avis personnel sur ce que je veux qu’elle soit. Pour moi, pour vous, pour ceux qui viennent de naître et qui perdront sûrement pas mal de temps à gagner du temps sur l’inévitable. Cette inévitable ride, ce cheveu blanc, cet os fragile, cette dent gâtée ou encore ce dos courbé (rayez la mention inutile !).

Vous êtes tellement, tellement beaux ! Et si j’arrive à vous dire cela aujourd’hui, moi qui fus jadis experte en apparences, c’est parce qu’en retirant mes masques patiemment élaborés au fil de ma prime jeunesse, je me suis approchée de la vérité (de ma propre vérité), et que les derniers masques n’étaient plus assez épais pour voiler l’évidence : nous sommes qui nous sommes, passant du nourrisson au vieillard, comme l’a prévu Mère Nature. Je vous trouve beaux sous votre apparence, ou dans votre humaine nudité, car vous êtes les Enfants de l’Univers ! Avec des mains pour bâtir, un cœur pour aimer, des jambes pour voyager, une peau pour tatouer d’encre, de vergetures ou de rides, votre vie toute entière. Je dis souvent par exemple que mes vergetures sont les tatouages représentant mes grossesses. La nature a beaucoup de défauts pour la société des apparences, et cela aide à la consommation. Je vous le dis, et cela vaut ce que ça vaut : la ride est un itinéraire vers la sagesse.

Quand je serais grande, je n’aurais pas besoin d’être une Reine ou une Princesse, car je serais une Déesse.

Mais vous savez quoi ?

Approchez… 

La jeunesse éternelle, si vraiment vous la cherchez, c’est de garder vivant en vous l’enfant qui s’émerveille de tout et dédramatise n’importe quel problème en un clin d’œil.

Un cheveu blanc à couvrir, une tâche à cacher, des bourrelets à gommer… Je crois bien que la majorité passe leurs plus belles années à se fatiguer à faire semblant. C’est dommage, quand on sait que le mieux est l’ennemi du bien. L’acceptation sera toujours l’option la plus sage, mais que l’on prenne garde car le laisser-aller guette cette facilité !

Prenez soin du votre corps, ce temple mouvant, compagnon physique de vos heures humaines, mais ne sombrez pas dans l’extrême, car comme le dit si bien Vent d’Est dans « The Storm Riders » (et oui j’ai de solides références cinématographiques !) : « Tout extrême est néfaste ».

Bénédictions,

Ange de Gaïa [2019]

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