Célébrations

CÉLÉBRATIONS

L’année chrétienne et celte ont quasiment les mêmes dates de célébrations, cela étant dû à l’évangélisation des Celtes, mais également des Germains. Les fêtes d’origines ont donc été plus ou moins adaptées pour modifier les croyances et célébrations des peuples.
Nous connaissons tous Noël qui représente la naissance de Jésus ? Chez les Celtes, c’est la fête de Yule, qui représente la naissance du fils de la Déesse, donc la naissance du Soleil, car au 21 décembre, c’est la date du solstice d’hiver qui annonce le retour du soleil (les jours vont se rallonger), tandis qu’au 25 décembre, c’est une autre lumière qui verra le jour, issu d’une mère Vierge, Marie.
Cet exemple en est un parmi tous ceux qui rythme l’année, vous ferez aisément le rapport vous-même dans les listes ci-après.
Lorsque les Chrétiens crient au scandale que les fêtes païennes soient toujours d’actualité et pire encore lorsque c’est un des leurs qui y participent, les Païens (« néo-païens » ou encore « celtisants », car il existe beaucoup de noms aujourd’hui pour identifier ces êtres qui préfèrent suivre intégralement la voie du Paganisme) s’unissent dans un même cri qu’il est impossible de s’allier à la chrétienté qui jadis brûla les sorcières (le Paganisme rassemblant grand nombre de personnes pratiquants les arts magiques). Pourtant, célébrer Noël ou Pâques ne veut pas dire que l’on embrasse le Catholicisme. Si on célèbre ces fêtes, c’est par amour pour le Christ et rien que pour lui.
Tout cela créé dans les coeurs qui se retrouvent dans les deux croyances, un chaos terrible et très lourd à porter. C’est ainsi que Ange de Gaïa (« Ange » pour la Chrétienté, « Gaïa » pour le Paganisme) prie le partie de la réconciliation, considérant que cette guerre de foi n’est plus celle de notre génération, et que la véritable Réconciliation doit intervenir et unir chacun dans un même amour : celui du Bien.
Idéaliste ? Pas vraiment.
Suite à ses nombreux messages, partages et célébrations, il en découla une croyance métissée, alliant même différentes spiritualités. Le Sacralisme était né et compte déjà beaucoup d’adeptes qui portaient en eux ce « honteux métissage » qui aujourd’hui peut être vécu librement, avec des bases permettant de suivre une voie personnelle, pour le Plus Grand Bien.
Ainsi, pas de dogme ni de doctrine, pas de chef et pas de soumission, si ce n’est à Dieu. En somme, rien que de la discipline personnelle pour mener une vie saine et pourquoi pas sainte ?!
A vous de choisir vos fêtes en fonction de ce que votre coeur voudrait célébrer, vous pouvez tout fêter ou sélectionner, même passer complètement outre. Vous êtes libres.

Année chrétienne et fêtes des Saints : 

L’année chrétienne début le 1er janvier, 6 jours après Noël.
Cette année suit l’histoire de Jésus, de sa naissance à l’assomption de sa mère en passant par la crucifixion et la résurrection.

1er janvier : 8 jours après la naissance de Jésus, il est circoncise. On ne célèbre pas cette fête mais c’est une information comme une autre. La nouvelle année a débuté le 1er janvier 46 ans avant la naissance de Jésus.

Épiphanie (1er dimanche de janvier) : galette des Rois, dans la Rome Antique, on procédait déjà à cette fête durant les Saturnales (célébration du Dieu Saturne), qui consistait à faire d’un esclave un roi, pendant un jour, s’il avait la fève dans sa part de galette. Pour cela, un enfant se cachait sous la table et disait à qui telle part allait. Cela est toujours d’actualité !
=> Manifestation de Dieu parmi les hommes, commémoration de la visite des trois Rois Mages (fêtes des Rois), de la naissance de Jésus.
Chandeleur (2 février) : fête des chandelles, bénédiction des cierges, célébration de la pureté de Jésus qui est Lumière, on cuisine des crêpes pour se rappeler que la fin de l’hiver est proche.
=> Présentation de Jésus au Temple, 40 jours après sa naissance pour être consacré au Seigneur, comme il en était de coutume pour le premier-né mâle de la famille.
Mardi-Gras (47 jours avant Pâques, un mardi, variable donc entre mi février et début mars) : réjouissances avant le Carême (jeûne), faire gras (manger) avant de faire maigre (jeûner), carnaval pour festoyer avant le long chemin qui mènera jusqu’à Pâques. A l’époque médiévale on défilait grimé et déguisé pour enfin élire un « Pape des Fous » afin de renverser l’ordre social et religieux entier durant une journée.
=> Précède le mercredi des Cendres.
Les Cendres (46 jours avant Pâques, un mercredi, variable donc entre mi février et début mars) : entrée en Carême (jeûne), on trace une croix sur le front des fidèles avec de la cendre issu des rameaux de l’année précédente, brûlés pour l’occasion, en disant : « C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. »
=> Le Carême débute avec un rappel de la condition humaine et se termine à Pâques par une célébration de la vie, par la résurrection du Christ.
Carême (lendemain des Cendres, et cela pendant 46 jours, date variable donc entre mi février et début mars) : Carême veut dire « Quarantième jour », il commence donc par le mercredi des Cendres et se termine pendant la semaine sainte, finalisée par le dimanche de Pâques. On dit « 40 jours » de jeûne car dans la religion juive, le dimanche est automatiquement jeûné, mais pas chez les catholiques, ce qui fait que le Carême commence 46 jours avant Pâques (40 jours de semaine + 6 dimanches). C’est une période de pénitence, de jeûne et de charité : ce n’est pas une obligation de jeûne à part entière, même si on peut vouloir le faire, mais plutôt de se passer du superflus et de pratiquer l’introspection, le renforcement de la foi. Ainsi, on évitera au maximum les viandes, sucreries, pâtisseries pour ne manger qu’une fois par jour un repas frugal. C’est la partage avec les plus pauvres si on le peut, on pratiquera donc l’aumône, la prière, la réconciliation, et l’abstinence sexuel si possible, pour se concentrer sur l’esprit.
=> voyage de 40 jours de Jésus dans le désert, durant lequel il sera soumis à la tentation, en sortira vainqueur et commencera sa prédication à la sortie de cette épreuve.
Annonciation (25 mars, si ce jour tombe à Pâques, on décalera au lundi suivant) : célébration de la conception de Jésus en la Vierge Marie.
=> L’archange Gabriel se présente à Marie pour lui annoncer qu’elle donnerait naissance à un enfant Divin. L’annonciation est 9 mois exactement avant la naissance de Jésus.
Les Rameaux (dimanche d’avant Pâques) : c’est la semaine Sainte qui débute, on coupe de petites branches d’un arbre (selon les pays : olivier, buis, pin, etc) que l’on fait bénir et qui protégeront la maison et ses habitants. On les brûlera l’année suivante pour les Cendres.
=> Jésus entre triomphalement à Jérusalem (où des fidèles étalaient des branches de palme sur son passage), 4 jours avant son arrestation et le début de sa passion.
Jeudi Saint (3 jours avant Pâques) : humilité, on peut laver les pieds de 12 personnes pour rappeler le geste fort de Jésus. Participer à la messe pour l’eucharistie OU manger chez soi un peu de pain et de vin pour imager le corps et le sang du Christ.
=> dernier repas de Jésus avec les Apôtres après leur avoir lavé les pieds par humilité.
Vendredi Saint (2 jours avant Pâques) : fin de l’aventure humaine de Jésus, recueillement.
=> supplice, procession et crucifixion du Christ.
Pâques (le dimanche suivant le Vendredi Saint) : achèvement de la semaine Sainte et du Carême, repas festif, chants, bénédictions.
=> résurrection du Christ.
Ascension (40 jours après Pâques, un jeudi) : prière universelle, rappelant que les chrétiens doivent répandre la Bonne Nouvelle.
=> montée du Christ au Ciel après la résurrection.
Pentecôte (49 jours après Pâques) : descente de l’Esprit Saint.
=> les Apôtres reçoivent une « langue de feu » qui leur permet parler toutes les langues et c’est ainsi qu’ils partent de part le monde rapporter la Bonne Nouvelle.
La St Jean (24 juin) : adaptation du solstice d’été païen, grand brasier et célébration de la lumière
=> Naissance de St Jean Le Baptiste, cousin de Jésus, dernier prophète de l’Ancien Testament et premier prophète du Nouveau Testament.
Assomption (15 août) : prière universelle, célébration de Marie.
=> montée au ciel de la Vierge Marie
Toussaint (1er novembre) : célébration des Saints et des martyrs, également des morts, on se rend au cimetière pour fleurir les tombes.
=> on a coutume de dire que le 1er novembre est pour tous les Saints et martyrs et que ce n’est que le 2 novembre que l’on prie pour les morts, généralement on fait tout le même jour.
Noël (25 décembre) : célébration de la naissance de Jésus. On offre des cadeaux aux enfants comme les Rois Mages en offrirent à Jésus, l’enfant Divin.
 
Note :
– pour obtenir les dates officielles années par années, rendez-vous sur le site iCalendrier !
Roue de l’année celte : 

La roue de l’année celte débute à Samhain, le jour de la fête des morts le 31 octobre.
Cette roue suit une légende entre le Dieu et la Déesse, qui se renouvelle interminablement.
La Déesse (lune) est triple : la Vierge (lune montante), la Femme (pleine lune), l’Aïeule (lune descendante). La nouvelle lune représente le repos, la régénération, ce pourquoi on ne fait généralement on ne fait rien à la nouvelle lune.
Samhain (31 octobre au soir) : la fête des morts, l’année nouvelle.
=> La Déesse rejoint les Ombres pour accoucher de son fils, le Dieu qui s’est sacrifié à Mabon pour nous nourrir.
Yule (21 décembre) : solstice d’hiver, retour du soleil
=> La Déesse enfante du Dieu dans les Ombres. Elle s’y reposera jusqu’à Imbolc.
Imbolc (1er février) : fête de la lumière, premiers semis, on cuisine des crêpes pour imager le soleil
=> La Déesse sort des Ombres, le Dieu grandit. La Déesse est en phase Vierge.
Ostara (21 mars environ) : équinoxe de Printemps, semis
=> La Déesse sème les grains pour les récoltes, fertilise la terre.
Beltane (30 avril au soir) : célébration des mariages, fête du Petit Peuple
=> La Déesse et le Dieu s’unissent. Cette fête est souvent reliée à l’union sexuelle. Le Dieu ensemence la terre.
Litha (21 juin environ) : solstice d’été, le soleil décline, fête des fleurs
=> La Déesse est enceinte. Elle est dans sa phase Femme.
Lugnasad (1er août) : fête des moissons
=> Le Dieu vieillit. La Déesse s’épanouit.
Mabon (21 septembre environ) : équinoxe d’automne,
=> le Dieu verse son sang sur la terre en sacrifice, pour nourrir les sols et donc nous nourrir. Il part dans les Ombres où la Déesse descendra à Samhain pour accoucher à Yule.
Note : 
– « environ » signifie que la date peut varier, cela en fonction de l’astronomie.
– il n’existe pas de phase de jeûne dans le Paganisme, contrairement au Carême dans la Chrétienté.

Petit Peuple : 

Le Petit Peuple est le peuple de la nature. Il s’agît des fées, des elfes, des gnomes, de tous ces êtres qui participent à l’équilibre énergétique de la nature. On peut les honorer chaque jour, toutefois c’est à Beltane que l’on peut les célébrer plus qu’à l’accoutumé, la saison y étant très propice.
Ils permettent de nous aider au jardin, d’avoir des récoltes abondantes, de protéger les plants des maladies, de réguler les limaces etc. On pourrait se dire que « ce n’est qu’un truc pour les gosses ». Surveillez vos mots ! En Islande on ne rigole pas avec cela et on construit même en fonction de ces êtres invisibles, que seuls les médiums peuvent avoir !
En forêt, ils vous guideront vers les champignons et plantes que vous souhaitez récolter, ils peuvent vous remettre sur la bonne route ou vous perdre… N’oubliez donc pas de toujours dire bonjour lorsque vous entrez dans une forêt !
Le jour des morts (Samhain/Dia de los muertos) : 
Le jour des morts est, dans la Chrétienté à la Toussaint, le 1er novembre, chez les Celtes à Samhain le 31 octobre, chez les Hispaniques (au Mexique) du 31 octobre au 3 novembre, c’est le « Dia des los muertos » traduire par « le jour des morts ».
Cette célébration est très importante, elle est centrale même. Les Ancêtres sont honorés, ils ont un autel à la maison, des offrandes, on se réunit, on célèbre joyeusement leur existence sur l’autre plan et ce qu’ils nous ont laissés dans nos veines ou dans nos coeurs ! Car en effet, les Ancêtres ne concernent pas que la famille de sang mais également la famille d’âme, de coeur, comme un ami proche, un enseignant, etc.
Honorer un Ancêtre c’est savoir d’où l’on vient et qui on est, c’est se rappeler que chaque seconde de vie compte, qu’il n’est jamais trop tard pour corriger ses erreurs, faire le bien, se réaliser pleinement.
Lorsque les morts nous visites lors de cette célébration, nous avons la possibilité de communier directement avec ce plan invisible que nous verront tous un jour, lorsque le glas sonnera. Communier pour étreindre nos morts, manger avec eux, chanter avec eux.

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