Rituel de seconde vie
Selon Carl Jung, la seconde vie est la partie pratique issue de la première vie, c’est à dire de la somme d’expérience acquise jusqu’à environ 40/50 ans. A un moment donné, cela créé une sorte de « crise » qui n’est rien d’autre que la transition de la première à la seconde vie. On sera souvent mal par rapport au mal que l’on aura provoqué jadis, à ce que l’on estimera être des « mauvais choix », le bilan dressant parfois un portrait de soi peu élogieux. Durant ce passage, qui peut être plus ou moins long, on tentera des astuces de développement personnel dans le but de s’élever, d’accéder à plus de sagesse, de pardonner ou « d’effacer » le pire pour accueillir le meilleur. Pourtant, rien n’agit, le bourbier semble rester intact. Pour cela, j’ai une solution rituelle qui pourra sûrement aider à accéder à cette vie nouvelle qui vous attend. Il s’agit d’un rituel que j’ai nommé « Seconde vie ».
Vous n’avez besoin d’aucun pré-requis en magie pour l’effectuer, il s’agit là d’un accompagnement efficace pour se tenir devant soi-même, la tête haute, afin de permettre un adieu définitif à votre première vie.
Pour les pratiquants, je vous recommande de faire ce rituel un mardi matin en lune croissante.
Pour ce rituel, vous aurez besoin de :
- 1 chandelle noire
- De l’huile d’olive
- Quelques graines de nigelle (en capsule ou sachet)
- Une grosse pincé de sel béni ou consacré
- Une assiette, une plaque de four
- Du papier, un stylo, un morceau de scotch
Notez que ce rituel doit être effectué en extérieur ou devant une fenêtre grande ouverte par temps calme (sans vent). Vous devez être présent tout le long de la combustion, par sécurité. Selon la taille de la chandelle, comptez entre 4 et 8 heures maximum.
Pour commencer, vous pouvez démarrer ce rituel bien des jours en amont de la mise en place de la chandelle. Laissez-vous le temps de réfléchir, de voir venir les mots, car ce que vous devez faire en premier lieu, et qu’il ne faut surtout pas négliger, abréger, c’est de faire face à vous-même sur le papier. Sur une feuille ou plusieurs, d’un carnet ou livre, écrivez recto-verso, point par point, vos vérités les plus sombres. Il y en a. Souvent, on les occultes en se disant que le positif gagne sur le négatif, et d’ailleurs combien d’entre nous avons procédés à des pardons sauvages sans être d’abord aller aux tréfonds de nous-mêmes ! Alors, avec sincérité, prenez votre stylo et écrivez ces ombres, sans vous y attarder. Fustigez-vous, soyez sincère sur ce que vous pensez de vos actes, de votre façon d’avoir été, de ce que vous pensez de vous-même sur certaines choses dont vous vous voilez la face. Voici quelques exemples au féminin, en langage commun :
– En vérité, je n’aime pas les gens, je fais semblant, et je n’arrive pas à le dire quand quelqu’un me tient la jambe. Je suis une hypocrite.
– Non, je ne trouve pas mon corps suffisant beau, j’en ai marre de faire semblant avec le body positive. Je suis grosse et dégueulasse. (oui c’est très dur, mais allez-y sincèrement, ça fait parti du processus)
Je suis restée soft, mais vous pouvez aller loin, très loin, jusqu’à ce que vous ayez gratté tout ce qui vous fait encore mal, peur, vous rend mal à l’aise, vous rappel à l’écoeurement, etc. Vous pouvez très bien être raciste, homophobe, tout cela plus ou moins refoulé selon ce que la société attend de vous, mais vous pouvez aussi être dans la sur-attente, c’est à dire hyper accueillant, hyper tolérant, pour suivre le mouvement. Quoi que vous ressentiez, de pire ou d’anormal, de malaisant ou de bloquant, écrivez-le et jugez-vous. Oui, jugez-vous. Soyez votre meilleur ami qui vous dit enfin vos quatre vérités après vous avoir laissé enfouir, encore et encore, vos choix, vos actes, vos paroles les plus discutables. Tout cela est bien entendu relatif, car c’est lié à la moral et aux moeurs de l’époque, du pays, de la culture, de la religion.
Mais allez-y, sondez votre âme, et jugez-vous.
Une fois cela fait, quand il n’y aura plus grand chose à écrire, tout naturellement, vous allez prendre votre défense et commencer à écrire ce qu’il y a de bien en vous. Laissez venir tout seul, ne forcez rien, n’exagérez rien, le processus s’est enclenché et là vous allez voir comme le vide et la blessure créés par ce jugement va être inondé de lumière salvatrice. Ca donnera par exemple, toujours au féminin, langage commun :
– Pourtant, je suis quelqu’un de super serviable, de fiable. Je suis loyale, vraiment, quand j’aime sincèrement.
– Même si je n’aime pas les gens, j’aime donner, échanger. Je suis généreuse, à l’écoute, mais je dois juste choisir les personnes adéquates pour ça, et arrêter de donner de ma vie pour des ingrats.
Une fois tout cela fait, quand vous vous sentirez prêt, ajustez vos feuilles ensembles, faites-en un rouleau avec un espace au centre de trois centimètres et scotchez la largeur pour que cela tienne. Vous avez donc un tuyau de papier. Mettez-le de côté et prenez la chandelle, sur laquelle vous allez graver de la base vers la mèche, votre prénom et votre nom actuel. Si vous souhaitez prendre une nouveau nom, écrivez votre nouveau prénom et/ou nom juste en dessous. Enduisez la bougie d’huile d’olive, en partant de la base vers la mèche. Faites chauffer la base, laissez quelques gouttes de cire tomber au centre de l’assiette puis collez la base sur l’assiette, de sorte que les gouttes soient comme une colle qui permet à la bougie de tenir droite sur l’assiette. Mettez le tuyau de papier autour de la bougie, ce qui vous donne une chandelle encerclée par un rouleau. Versez un peu d’huile d’olive sur le papier, aux quatre coins cardinaux. Attention à ne pas en mettre sur le scotch qui se détacherait presque aussitôt. Dans le sens des aiguilles d’une montre, déposez les graines de nigelles, dans le sens inverse, le sel béni. Placez l’assiette au centre d’une plaque de four, par sécurité. Mettez le tout dehors ou devant une fenêtre ouverte.
Avant d’allumer la mèche, récitez la prière suivante :
« Que rien ne puisse altérer ce rituel, ni le vent, ni la pluie, ni la négativité qui me tournerait autour. Consacrés sont ces supports, consacrés sont mon corps et mon esprit. Que mon acte soit reçu par Dieu (ici, invoquez qui ce soit de votre propre croyance) ! »
Allumez la mèche.
Alors, parlez avec votre coeur. Faites un résumé de ce que vous avez écrit, en somme dites d’où vous venez et vers quoi vous souhaitez aller. Soyez bref car ce qui va compter, c’est la suite : quand vous étiez enfant, quels étaient vos rêves, vos envies, ce que vous aimiez le plus faire. Concentrez-vous là-dessus et faites coïncider la fond de ce ressenti, avec la forme de ce que vous voyez pour votre avenir.
Enfin, dites tout haut, clairement, comme un serment :
« Je me pardonne le pire, et j’envoie ce pardon à tous ceux qui le mérite. Qu’en le recevant, cela rejaillisse à nouveau sur moi et me lave entièrement de toutes les blessures que j’ai pu provoqué, et qui ont eu une incidence sur moi, par rebond. Je comprends que ce que je fais à autrui, c’est à moi-même que je le fais, et que ce que je m’offre, je l’offre à autrui. Seigneur (ici, invoquez qui ce soit de votre propre croyance), en ce jour béni où démarre ma seconde vie, je me libère en totalité de mon passé, par le pardon sincère. »
Laissez la bougie se consumer mais surveillez bien car lorsque la flamme touchera enfin le papier, il faudra rester présent tout le long de la combustion. Les cendres peuvent voler, on ne sait jamais.
Tandis que le papier s’enflammera et fumera, méditez sur ces écrits qui s’envolent et rejoignent l’Ether, qui s’imprime dans le livre du Pardon et dans celui du Devenir. Si la fumée vient vers vous, laissez-vous encenser par elle, acceptez-cela comme une purification, une transformation. Enfin, levez vos bras en faisant des gestes d’envoi et dites :
« Va ! Va portez mon pardon aux quatre coins du monde. Trouve ceux qui le mérite. Bénis-les ! Et reviens-moi en abondance d’amour, pour nourrir ma seconde vie ! »
Une fois le papier consumé, écrivez sur un morceau de papier qu’elle personne vous êtes désormais : qu’est-ce que la personne que vous êtes actuellement sera d’ici un an, trois ans, cinq ans ? Prendra-t-elle un nouveau prénom ? Comment sera-t-elle habillée ? Où habitera-t-elle ? Quelle sera sa voiture ? Son métier ? Ses amis ? Ses hobbits ? Ecrivez tout cela au présent affirmatif. Par exemple :
« Je m’appelle Julie, je suis directrice artistique, je porte des vêtements simples mais raffinés. J’habite enfin cette belle maison dont j’ai rêvé, à L’Île-Adam, près du lac. Je conduis une Mini Cooper avec les feux arrières en forme de drapeau anglais et je rejoins souvent mes amis du théâtre pour des sorties culturelles qui me font toujours un bien fou. Je m’épanouis dans cette vie ! »
Placez le papier dans la flamme et laissez-le se consumer.
Désormais vous êtes cette personne, et plus du tout celle d’avant.
Une fois le tout consumé, le feu éteint, soufflez sur les cendres pour qu’elles se dispersent à leur tour.
Il se peut que l’assiette se casse, considérez alors que la négativité était très forte, qu’elle a été bannie et que votre rituel est bel et bien accepté.
Si votre papier n’a pas brûlé en entier, c’est que vous n’avez pas été au fond de vous-mêmes (ou qu’il y avait trop de vent, j’insiste donc sur le fait que le temps doit être idéal). N’hésitez pas à recommencer le rituel. Il n’y a pas de mal à n’avoir pas été pleinement sincère, ou a s’être mal dirigé dans la visualisation de sa seconde vie. Connectez-vous bien à vous-même, soyez vraiment sincère, n’ayez pas peur de vous, soyez votre ami fidèle dont le jugement est un constat bienvenu.
J’espère de tout coeur que ce rituel vous serez extrêmement salvateur et signera le début d’une formidable Seconde Vie !